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 Bulletin d'information en santé environnementale

  • 23 février 2018

    Un important corpus de preuves scientifiques s’est accumulé au cours des 25 dernières années, attribuant à la pollution atmosphérique des effets nocifs sur la santé, incluant des décès prématurés. La présente analyse vise à quantifier les impacts sanitaires de la pollution de l’air extérieur au Canada, au moyen des plus récentes données et connaissances. Santé Canada estime à 14 400 le nombre annuel de décès prématurés au Canada qui sont liés à la pollution atmosphérique de sources humaines. Cette estimation se fonde sur l’exposition aiguë et chronique à la pollution atmosphérique et couvre l’ensemble des causes non accidentelles de mortalité (c’est-à-dire autres que les traumatismes et empoisonnements).

  • 23 février 2018

    Introduction

    Le 19 octobre 2017 avait lieu à Québec le colloque Santé et qualité de l’air – Enjeu de société majeur, au Centre de recherche industrielle du Québec. Organisé par l’Association pour la prévention de la contamination de l’air et du sol, en collaboration avec l’équipe de Ça marche Doc!, l’événement a réuni une cinquantaine d’experts des milieux de la santé, de l’environnement et de l’ingénierie. Le colloque comportait des présentations scientifiques et un panel de discussions dont voici les principaux faits saillants.

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  • 16 novembre 2017

    Cet article porte sur les principaux résultats de l’évaluation réalisée au cours de l’année 2017 auprès du public cible du BISE. Le contexte de l’évaluation, la méthodologie utilisée, les principaux constats et les améliorations envisagées sont décrits. Les résultats du sondage montrent que le BISE demeure un outil de référence crédible pour son public cible et occupe une place enviable et reconnue dans le domaine de la santé environnementale.

  • 16 novembre 2017

    Un engouement croissant pour les jardins communautaires et collectifs est observé au Québec depuis les dernières décennies. Cet article présente une étude réalisée par l’Institut national de santé publique du Québec à l’automne 2014 qui visait à évaluer l’efficacité potentielle des jardins communautaires à réduire l’exposition aux pesticides chez leurs utilisateurs. Un sondage a été conduit auprès de 100 utilisateurs de 4 jardins communautaires de la région de la Capitale-Nationale afin de documenter leurs pratiques culturales, leur autonomie alimentaire en fruits et en légumes, de même que leurs sources d'approvisionnement alternatives pour ce qu'ils ne peuvent produire ou conserver. 

  • 6 avril 2017

    Dans le contexte des changements climatiques, il est possible que le nombre de vagues de chaleur au Québec et leur sévérité soient à la hausse. Depuis 2010, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) prépare annuellement des bilans qui ont pour objectif d’estimer les impacts des vagues régionales de chaleur extrême sur la santé au Québec.

  • 17 juin 2016

    Le traitement des eaux usées municipales génère des quantités importantes de biosolides. Comme ces matières résiduelles fertilisantes (MRF) possèdent des propriétés agronomiques intéressantes, leur valorisation sur les terres agricoles s’inscrit bien dans les objectifs de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles qui prévoit recycler 60 % des matières organiques générées par les villes et l’industrie. Cependant, l’épandage de ces substances fertilisantes soulève des préoccupations sanitaires en raison de la présence de contaminants chimiques et de microorganismes pathogènes dans les biosolides. 

    C’est dans ce contexte que RECYC-QUÉBEC a demandé à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) de documenter l’état...

  • 1 juin 2016

    Depuis le début des années 1980, les bâtiments d’habitations ont été graduellement conçus et construits de façon à optimiser leur efficacité énergétique, faisant en sorte qu’ils soient mieux isolés et plus étanches à l’air que les bâtiments érigés antérieurement. Parallèlement aux bénéfices engendrés par l’application de ces nouveaux procédés de construction sur l’efficacité énergétique, la ventilation naturelle passive, c’est-à-dire l’infiltration et l’exfiltration de l’air par les interstices de l’enveloppe des bâtiments, s’en trouve fortement réduite. L’installation de dispositifs de ventilation mécanique centralisée s’avère alors nécessaire pour assurer le maintien de la qualité de l’air des pièces habitables. À cet égard, il est important de noter qu’au Canada, le Code national du...

  • 1 juin 2016

    La méta-analyse est une démarche statistique qui permet de synthétiser quantitativement, par le calcul d’un effet combiné (ou poolé), les résultats d’études indépendantes ayant trait à une question de recherche bien précise. Cette synthèse des résultats est subséquente à une revue systématique et implique une méthodologie rigoureuse qui a pour but, entre autres, d’assurer l’impartialité de la synthèse et sa reproductibilité. Si elle est utilisée de manière appropriée, la méta-analyse permet une évaluation plus objective de la littérature comparativement à la revue narrative traditionnelle1. Elle permet de tirer des conclusions significatives à partir de l’ensemble des données publiées, se faisant ainsi un outil puissant pour soutenir la prise de décision, notamment...

  • 16 mai 2016

    Dans le contexte des changements climatiques, il est probable que le nombre et l’amplitude des vagues de chaleur soient à la hausse dans les prochaines années. L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a développé, à la demande du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), un système de surveillance et de prévention des impacts sanitaires des événements climatiques extrêmes (SUPREME). Ce système constitue un outil d’aide à la décision pour les mesures d’urgence et la prévention des problèmes de santé liés aux événements climatiques extrêmes.

    Depuis 2010, l’équipe de surveillance en santé environnementale de l’INSPQ, en collaboration avec l’équipe des changements climatiques, réalise annuellement le bilan des impacts sanitaires des vagues de chaleur...

  • 26 octobre 2015

    L’amélioration des conditions d’hygiène, notamment la qualité de l’air intérieur et les conditions de vie dans les habitations québécoises, constitue un enjeu de santé publique qui préoccupe les autorités provinciales et municipales depuis la fin du XIXe siècle. À cette époque, la croissance démographique, le développement industriel et les nouvelles connaissances sur la transmission des maladies infectieuses imposaient et rendaient possible à la fois la mise en place de mesures d’hygiène publique mieux structurées1.

    Au cours des dernières décennies, l’augmentation du nombre de plaintes et de demandes d’information aux Directions de santé publique (DSP) de la part de citoyens témoigne de la persistance et de l’ampleur du problème2. Le manque d’...

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